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Journée d'étude du GERPISA : 'Les délocalisations dans l'automobile française: enjeux et perspectives'

Dalila Messaoudi (CEMOTEV) participe le 7 février 2014 aux journées du GERPISA dans le cadre du 6e programme international de recherche du GERPISA ENS-CACHAN 2012-2015 (structuration des nouvelles industries automobiles, restructuration des vieilles industries automobiles et nouvelle géopolitique mondiale de l'automobile). Elle intervient sur le thème: 'les délocalisations dans l'industrie automobile française : enjeux et perspectives'.

le 7 février 2014

vendredi 7 février 2014 de 14h à 17h
ENS Cachan
61 avenue du président Wilson
94230 Cachan
"Les délocalisations dans l'industrie automobile française : enjeux et perspectives" par Dalila Messaoudi

L’ouverture et la mise en concurrence des territoires ont bouleversé le paysage industriel et économique français. La survie économique de nombreuses entreprises s’est faite au prix d’un redéploiement spatial de leurs activités appelé communément « délocalisation ». Aux secteurs traditionnels du textile, de l’habillement, du cuir, du jouet et de la métallurgie s’ajoutent désormais les délocalisations des équipements électriques, électroniques, mécaniques, l’automobile, la plasturgie, la chimie et les services.

Dans un contexte de forte concurrence, on peut craindre que les opérations de délocalisation dans le secteur de l’automobile ne se généralisent. Jusque-là, les implantations étrangères du secteur automobile correspondaient à des stratégies de conquête de marché. Or depuis quelques années, la donne a changé. En effet, l’industrie automobile doit faire face depuis plusieurs années à de graves difficultés. D’une part, elle est confrontée à une concurrence féroce de la part des constructeurs des pays émergents (Asie) et européens (Allemagne). D’autre part, la crise mondiale née à l’automne 2008 pèse fortement sur les ventes de véhicules neufs. L’industrie automobile française doit en outre faire face à une hausse des prix des matières premières et, en particulier, de l’acier dont le prix a augmenté de 40 % entre 2004 et 2009.

Dans l’absolu, les constructeurs français possèdent déjà des usines dans les pays émergents et il leur suffira à l’avenir d’augmenter leur capacité de production et de fermer des sites en France, d’autant que les sites de production des pays émergents sont modernes et compétitifs. Cette tendance qui semble aujourd’hui se dessiner va-t-elle s’intensifier ?

Dans le cadre des journées du GERPISA, nous tenterons d’analyser les conséquences de ce phénomène multiforme dans le secteur automobile. Nous tenterons de dégager les perspectives d’un tel mouvement dans le cas français en insistant sur les paramètres susceptibles de les faire évoluer à court et moyen terme et d’analyser les modes de régulations locales qui permettraient de valoriser le territoire français.