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"IDE et environnement : les hypothèses 'pollution haven' et 'pollution halo'", par Natalia Zugravu

Le séminaire général du Cemotev reprend avec l'intervention de Natalia Zugravu, maître de conférences en économie, qui présente son travail sur les rapports entre IDE et environnement, et plus précisément sur les hypothèses des 'pollution haven' et 'pollution halo'.

le 25 octobre 2012

Jeudi 25 octobre 2012, de 10h à 12h
UVSQ - Bâtiment Vauban - Salle 318
47 bd. Vauban - 78280 Guyancourt
Cette étude représente une continuité et réponse aux résultats empiriques de Ben Kheder et Zugravu (2012) sur le test de la réalité de l’hypothèse de havre de pollution pour cinq groupes de pays : développés, émergents, pays de l’Europe Centrale et Orientale (PECO), pays de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) et autres pays en développement, qui révèlent que cette hypothèse, selon laquelle les firmes polluantes auraient tendance à se localiser dans les pays avec une réglementation environnementale laxiste, est une réalité, mais particulièrement complexe. En effet, les résultats empiriques de Ben Kheder et Zugravu (2012)  valident l’existence d’effets de havres de pollution pour les pays développés, les pays émergents et les PECO. Au contraire, une politique environnementale plus rigoureuse semble plutôt attirer les IDE dans la plupart des pays de la CEI et les pays les moins développés.

Natalia Zugravu cherche à comprendre si une simple confirmation ou infirmation de l’hypothèse de havre de pollution serait suffisante pour permettre aux pays receveurs d’IDE de prendre une position optimale, du point de vue environnemental, envers l’accueil des firmes multinationales. Bien que l’existence d’un effet de havre de pollution soit validée pour beaucoup de pays dans l’échantillon de Ben Kheder et Zugravu (2012), Natalia Zugravu montre, en estimant un modèle de pollution à effets fixes pays sur les mêmes données, que la présence des firmes françaises dans les secteurs polluants n’est pas forcément responsable d’une hausse des niveaux de pollution dans les pays d’accueil. Si les IDE français semblent augmenter la pollution dans les pays développés et émergeants à cause d’un effet d’échelle dominant, ainsi que dans les pays les moins développés à cause de l’incapacité des firmes locales de s’approprier les nouvelles technologies, la présence des firmes françaises dans le secteur manufacturier réduit, selon ses résultats empiriques,  la pollution dans les PECO et les pays de la CEI. Faisant un lien avec les résultats de Ben Kheder et Zugravu (2012), elle constate que la crainte des havres de pollution dans les PECO n’est pas justifiée, ces pays ayant intérêt à attirer les IDE au bénéfice de leur qualité environnementale grâce à l’absorption par les firmes locales d’un transfert de technologies relativement plus propres (halo de pollution).
Informations complémentaires
Télécharger la présentation IDE et environnement : les hypothèses "pollution haven" et "pollution halo" de Natalia Zugravu [PDF - 513 Ko]

Référence bibliographique

Ben Kheder S., Zugravu N., "Environmental Regulation and French Firm Location Abroad: an Economic Geography Model in an International Comparative Study", Ecological Economics, vol. 77, mai 2012, pp. 48–61.

Source image : Portail PECO - CCBE