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Bachelet V., Damiani I., (CEMOTEV) , 'Géopolitique du marché des hydrocarbures en Asie centrale ' Carto n°37, 2016.

le 21 septembre 2016

Auteur : Bachelet V., Damiani I., (CEMOTEV)
Article: Géopolitique du marché des hydrocarbures en Asie centrale
Revue: Carto °37
Date : 2016

[style1;CARTO n° 37,]

Septembre-Octobre 2016

Par Guillaume Fourmont

Aux yeux du monde, plus précisément des sociétés occidentales, le migrant est devenu cette personne fuyant la guerre, et uniquement la guerre. La situation au Moyen-Orient n’aide en rien à changer cette image. Pourtant, si l’on regarde les données chiffrées des plus grandes institutions, force est de constater que l’opinion générale a tort. En effet, selon l’Observatoire des situations de déplacement interne du Conseil norvégien pour les réfugiés, organisation humanitaire indépendante et de référence mondiale, en 2015, près de 9 millions d’âmes sont déplacées par des conflits, contre… plus de 19 millions à cause de catastrophes climatiques !

Dire que l’environnement est le défi du XXIe siècle semble un doux euphémisme. La planète nous avertit régulièrement qu’elle reste vivante, avec ses tremblements de terre et tous ses autres phénomènes météorologiques violents, mais aussi qu’elle meurt à cause de l’activité humaine, prise de vitesse par une urbanisation galopante et la mondialisation. D’ailleurs, le 8 août 2016, l’humanité a consommé la totalité des ressources que la Terre peut renouveler en un an, un jour de dépassement arrivant chaque année un peu plus tôt…

La question du changement et de l’évolution du monde est donc posée. Celle de ses milieux physiques, de ses structures politiques, de la vie quotidienne… Ce dossier de rentrée 2016 sur les migrants environnementaux est un bon exemple de réflexion dans le cadre de ce thème, cœur de la 27e édition du Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié-des-Vosges. Autre clin d’œil cartographique à cette rencontre annuelle : la Belgique. Le « Plat Pays » de Jacques Brel (1929-1978) est-il gouvernable ? Est-il le « quartier général » européen de trafiquants d’armes et de djihadistes ? Un État artificiel destiné à disparaître tant les Wallons et les Flamands sont fatigués de se regarder en chiens de faïence ? Mais ce serait oublier que la Belgique existe vraiment ! Avec la bière, les frites, les blagues, les Diables rouges, que tant de Français envient… Comme l’a rappelé l’humoriste namurois GuiHome au lendemain des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 : « On a une arme beaucoup, beaucoup plus puissante que leurs kalachnikovs, on a l’humour, maman, et l’humour belge est indestructible. On a tellement d’humour que même s’ils tuaient la moitié de la population, on leur répondrait : “c’est bien les gars, mais vous faites quand même votre boulot à moitié !”. » L’humour, voilà un excellent outil pour se demander si le monde va trop vite, pour lutter contre la bêtise humaine et, pourquoi pas, trouver des solutions aux changements climatiques.

* source: www.carto-presse.com/